Spécial témoignages

Ci-dessous, les interviews-témoignages que vous propose Café des Roumains, portant sur la communauté roumaine et les diverses autres communautés présentes en France. Cliquez sur les titres pour lire les textes en intégralité.

Ricardo Abdahllah : « Être immigré, cela t’apprend à vivre avec moins »

P1030136Journaliste et écrivain d’origine colombienne, Ricardo Abdahllah vit à Paris depuis 2007 et travaille comme correspondant pour le quotidien El Espectador. En 2009 il a reçu le Prix Simón Bolívar, la plus haute distinction décernée en Colombie pour le journalisme professionnel, pour son entretien avec l’écrivain et militant français Dominique Lapierre. L’année dernière, son livre “El sol es siempre igual” (Le soleil est toujours le même) – un recueil de nouvelles sur le thème de l’amitié – a été primé pour la créativité littéraire par l’Université Antioquia de Colombie. Ricardo a passé son été 2014 entre Bucarest, la Transylvanie et Rosia Montana. Nous l’avons rencontré pour parler de tout cela…

Mihai Gotiu : “La diaspora a mis la Roumanie sur la carte des mouvements civiques européens”

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Il a choisi la voie du journalisme vers l’âge de 8 ans, grâce aux livres de Ioan Chirila, un fameux journaliste sportif roumain. Après des émissions sportives à la radio, des enquêtes économiques et reportages dans la presse écrite, il décide de se consacrer à l’affaire Rosia Montana et vient de sortir un premier livre qui retrace les dessous de ce scandale qui a réveillé en 2013 l’indignation de la société roumaine. A un an jour pour jour depuis le déclenchement de l’automne roumain – le plus grand mouvement civique en Roumanie depuis la chute du communisme – rencontre avec Mihai Gotiu.

 

Saviana Stanescu : “C’est à New York que j’ai réellement saisi mon identité”

Dramaturge, poète, artiste, journaliste, professeure, ARTiviste, femme… Saviana Stanescu dégage une énergie créative et une soif de connaissance contagieuses. Originaire de Bucarest et basée à New York depuis 2001, l’écrivaine d’origine aroumaine (minorité ethnique des Balkans) était dans la capitale pour une conférence-lecture autobiographique organisée à la Sorbonne. Du Centre Pompidou et son Atelier Brancusi, jusqu’au Théâtre de la Huchette au cœur du Quartier Latin, nous avons arpenté les ruelles du vieux Paris en quête de convergences, de repères et d’inspiration. Rencontre.

saviana stanescu

Cristina Pop : « Depuis la crise de 2008, le thème de l’immigration a disparu du discours politique en Espagne »

Cristina PopCristina Pop est une jeune journaliste roumaine basée à Madrid. A l’âge de 6 ans, elle quitte son Bucarest natal pour aller s’installer avec sa famille à Valence, dans l’est de l’Espagne. Elle enchaîne des études à Barcelone, une année Erasmus à Paris, des stages et collaborations avec l’AFP, la BBC ou El Pais. Aujourd’hui elle est de retour dans la capitale française et nous l’avons rencontrée pour parler de la diaspora roumaine, de la jeunesse espagnole, de l’Europe et des nouveaux médias. Un très riche échange mêlant la joie de vivre ibérique et la nostalgie des Balkans.

La diaspora roumaine de France au programme du Colloque international d’Agadir

A l’occasion de la deuxième édition du Colloque international pluridisciplinaire d’Agadir, du 23 au 25 avril, la chercheuse roumaine Cristina Badulescu présentera son étude “L’identité roumaine et les formes de mobilisation sociale à travers les médias numériques”. Parmi les éléments clé de sa recherche : un questionnaire diffusé en ligne au mois de décembre et les campagnes de mobilisation initiées par le Café des Roumains. Depuis Rouen, Cristina Badulescu nous a détaillé un peu plus sa démarche.

Photo @Ovidiu Tataru

Photo @Ovidiu Tataru

Décroissance : la dynamique est en marche. Rencontre avec Vincent Liegey

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Ingénieur de formation, doctorant en économie écologique à Budapest et surtout objecteur de croissance, Vincent Liegey est co-auteur de l’ouvrage “Un projet de décroissance. Manifeste pour une Dotation Inconditionnelle d’Autonomie”, paru aux éditions Utopia. Lors de son dernier passage à Paris, nous l’avons rencontré afin d’apprendre un peu plus sur ce mouvement qui semble interpeller de plus en plus de gens en Europe : la Décroissance.

L’art de la résistance, par Dan Perjovschi

Photo Dan Perjovschi, Musée de l'Histoire de l'Immigration

Photo Dan Perjovschi, Musée de l’Histoire de l’Immigration

Le 14 janvier dernier, Dan Perjovschi a accepté l’invitation du Café des Roumains à une rencontre-débat autour du rôle de l’artiste dans les mouvements de résistance aujourd’hui. Au Café de Paris, devant une salle comble, Dan Perjovschi commençait sa présentation : “C’est un moment où une entière génération de jeunes Roumains, Turcs, Arabes… s’affirment. Le dessin, c’est ma façon d’être solidaire avec ce mouvement”.

Rencontre avec Patrick Mottard

Patrick Mottard

Universitaire, homme politique et écrivain, Patrick Mottard est une figure de première ligne de la gauche niçoise. Fin connaisseur de la Roumanie, M. Mottard s’est exprimé sur la diaspora roumaine de France, l’histoire récente du pays et la culture roumaine contemporaine.

Rencontre avec Erwin Albu : « Je ne peux pas accepter l’idée que la résignation soit une caractéristique du peuple roumain »

EA

Nous avons rencontré Erwin Albu en août dernier, alors qu’il se préparait à démarrer sa campagne de signatures pour s’inscrire aux élections européennes en tant qu’indépendant. Depuis, il participe aux manifestations pour sauver Rosia Montana, notamment à Brasov, où il a été victime d’agressions à plusieurs reprises, lors des interventions brutales des forces de l’ordre. Aujourd’hui, Erwin a décidé de mettre entre parenthèses sa participation aux Européennes et de se consacrer entièrement au mouvement de protestation qui se déroule en Roumanie et dans les diasporas roumaines depuis le 1er septembre. Militant engagé, il est prêt à tout sacrifice pour atteindre son but et apporter le changement si nécessaire dans la société roumaine. Rencontre.

Sergio Coronado : « Je me réjouis de la mobilisation pour sauver Rosia Montana »

Propos recueillis par Fabien Carlat

Sergio Coronado, député de la 2e circonscription des Français établis à l’étranger et membre du parti Europe Ecologie les Verts était présent parmi les manifestants qui dénonçaient, ce jeudi 5 septembre, le projet d’exploitation aurifère à base de cyanure à Rosia Montana (Transylvanie).

Remus Cernea : « Je garde la conviction que ni le projet minier à Rosia Montana, ni l’exploitation du gaz de schiste n’auront lieu en Roumanie »

P1010490Remus Cernea est le député roumain qui sort de l’ordinaire. Il ne le fait pas exprès, il a juste l’impression que les choses ne vont pas dans la bonne direction et il refuse de suivre  bêtement le mouvement. Militant fervent depuis les années 1990, pour des causes allant de la protection des droits de l’homme, à celle de l’environnement ou au soutien d’une société laïque, le leader des Verts est aujourd’hui à l’initiative d’une proposition de loi pour introduire le partenariat civil en Roumanie. Notre rencontre avec Remus Cernea a été comme une bouffée d’air frais, dans un pays où le gouvernement désigne l’exploitation minière à base de cyanure comme une priorité nationale. Nous avons parlé politique, philosophie, activisme, écologie, féminisme, changement…

Ada Solomon : la femme derrière la nouvelle vague du cinéma roumain

P1010520Calin Netzer, Radu Jude, Paul Negoescu, Constantin Popescu, Cristian Nemescu… Ada Solomon les connaît tous, pour avoir travaillé avec eux sur des projets cinématographiques reconnus à travers le monde. A la tête de Parada Film, Ada Solomon est la productrice de cinéma du moment. En recevant l’Ours d’Or à Berlin en février dernier, Ada avouait : “J’ai plus l’habitude de me battre, que de sortir gagnante”. Aujourd’hui, elle prépare avec l’équipe de Child’s Pose la course pour les Oscars de l’année prochaine. Entre Locarno et Douarnenez, nous avons rencontré Ada Solomon à Bucarest, sur la terasse du Musée du paysan roumain. Un très riche échange autour de ce que c’est d’être productrice de cinéma, dans le pays de la “Nouvelle vague”, et où le cinéma n’est pas vu comme une forme d’art.

Lola Lafon, son Eden à l’Est

1002062_303813896431556_1752446324_nEcrivaine, compositrice, chanteuse, Lola Lafon est avant tout une femme engagée. Après une enfance passée dans la Roumanie communiste des années 80, Lola Lafon garde un fort lien d’attachement avec la culture roumaine contemporaine et avec Bucarest, sa ville de coeur. Nous avons rencontré Lola Lafon pour parler littérature, culture roumaine, mariage pour tous, lutte contre la xénophobie …

Rencontre avec Bernardo Castillo Vaquero, conseiller international à la Casa Regional Valenciana de Paris: “Soy Español, pero me siento Rumano tambien!”

par Madalina Alexe

Tous les ans, la Casa Regional Valenciana de Paris choisit sa fallera mayor pour la représenter aux festivités organisées à Valence aux mois de mars et juillet.

Après avoir participé à un projet de recueil de témoignages de militants associatifs espagnols en France (projet porté par la FACEEF – Fédération d’Associations et Centres d’Emigrés Espagnols en France), la Casa Regional Valenciana de Paris est aujourd’hui partenaire au  projet “Je suis Roumain (aussi)” : “Il ne faut pas oublier qu’au moment où nous sommes arrivés en France, dans les années 70-80, on était les “sales espingouins”, on n’était pas bien vus…”, rappelle Bernardo. “Même si la situation a changé maintenant et nous ne sommes plus stigmatisés, il faut quand même laisser des traces de cette époque-là”.

Rencontre avec Grégory Rateau : “A force de montrer des Roumains qui évoluent dans différentes sphères sociales, la communauté va finir par se faire entendre”

par Madalina Alexe

Instantané 2 (07-06-2013 14-07)Après avoir réalisé une série de courts-métrages autour du poids de l’art dans l’évolution des individus, Grégory Rateau a décidé de partir à la découverte de cultures étrangères à travers ses nouveaux projets cinématographiques, dont “Ziad”, court-métrage tourné au Liban et présent à Cannes cette année. Animateur du ciné club La Pagode (Paris 7ème), réalisateur/scénariste et professeur de direction d’acteur et de scénario, Grégory Rateau témoigne de la condition de l’artiste aujourd’hui, du communautarisme et la discrimination positive qu’il engendre en France, ainsi que de la marginalisation des Roumains dans la société française.

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