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Sortie cinéma : « Un mois en Thaïlande » de Paul Negoescu

interview Madalina Alexe / image Ovidiu Tataru

“Un mois en Thaïlande”, le premier long-métrage du réalisateur roumain Paul Negoescu, sort en salles le 26 juin prochain. Produit par Ada Solomon et distribué en France par Epicentre Films, le long-métrage met en scène Radu, jeune cadre roumain, qui fête le Nouvel An à Bucarest, en compagnie de ses amis. Peu après minuit, il décide de rompre avec sa fiancée et part à la recherche de sa précédente petite amie.

Après “Horizon”, court-métrage présenté à Cannes en 2012, “Derby” (2010), “Renovation” (2009), “Late” (2008), courts sélectionnés à la Berlinale, Paul Negoescu décide de se pencher sur la jeune génération dont il fait partie, cette génération qui a connu le communisme à travers les histoires des aînés, et qui s’est retrouvée brutalement immergée dans le capitalisme : “J’ai connu la période de transition des années 90. J’ai été, comme la plupart des jeunes roumains, directement influencé par l’invasion de séries télé et de films américains”, avouait Paul Negoescu lors de l’avant-première de son film à Paris, le 12 juin dernier, au cinéma Le Nouveau Latina. On y retrouve les thèmes favoris du réalisateur – le consumérisme et le fossé intergénérationnel : “Je n’ai pas cherché à faire un film qui plaise, mais plus qui soulève des questions”.

téléchargement“Comment faire ses choix ?” serait le dilemme de Radu, le personnage central de “Un mois en Thaïlande”, qu’il s’agisse de choisir un déodorant dans l’immense rayon d’un supermarché, un cadeau pour le père de sa fiancée, le bar où sortir au Nouvel An ou bien la femme de sa vie.

Sorti en salles pour la première fois en Roumanie en novembre 2012, le film a été difficilement projeté dans les quelques salles disponibles. “Il y a moins de 100 salles de cinéma, la plupart étant des multiplexes privés, qui projettent principalement des productions commerciales provenant des États-Unis”. Une situation pour le moins paradoxale, à l’heure où les réalisateurs roumains sont parmi les plus appréciés en Europe et où les cinéastes internationaux défendent l’exception culturelle.

En exclusivité pour le Café des Roumains, Paul Negoescu explique ses choix scénographiques, l’origine du titre de son film, ainsi que les difficultés avec lesquelles se confrontent les jeunes réalisateurs roumains pour mener au bout leurs projets : “Chaque pays doit soutenir sa culture, notamment un pays comme la Roumanie, qui traverse une si longue période de transition, pas seulement vers le capitalisme, mais aussi vers la civilisation. La civilisation ne se construit pas avec de l’argent, mais à travers l’éducation et la culture”, a conclut le réalisateur roumain.

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