Minorités

Une semaine très queer à Sciences Po Paris

À vos agendas ! Du 11 au 14 mars, c’est la Queer Week à Sciences Po Paris. Un festival culturel et politique, organisé par quelques étudiant-e-s, dont le thème de cette année est:  « re-présentation : le queer dans les arts ». Nous avons rencontré l’équipe organisatrice au Basile, une brasserie à l’angle de la rue Saint-Guillaume. Réponses collectives de Pauline, Thibault, Pamela, Maud, Clarine et Romane.

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C’est quoi, la Queer Week ?

Il s’agit d’une semaine de réflexion sur le genre et la sexualité. C’est déjà la 4e édition, et pour la première année nous sommes constitué-e-s en association loi de 1901.

Queer, c’est quoi ?

Queer, en anglais, ça veut dire bizarre, étrange, déviant, c’est aussi une insulte homophobe. Cette insulte a été reprise, retournée. Il s’agit de sortir de la logique binaire homo / hétéro, de s’émanciper des normes de genre et de sexualité en s’appuyant sur théories féministes constructivistes, par opposition à l’essentialisation. Mais il n’y a pas que le genre qui soit une construction sociale, le sexe biologique l’est aussi.

La Queer Week, c’est une association politique ?

La Queer Week est apartisane et n’est pas politicienne, pour autant, nous réfléchissons aux relations de pouvoir  dans l’espace public, nous voulons lutter contre les constructions sociales dominantes, donc c’est politique, au sens  « Sciences Po » du terme !

Un festival féministe ?

Plusieurs intervenantes de cette édition sont féministes ; la Queer Week aborde les questions féministes, mais ne se limite pas à celles-ci.

Au programme, une conférence sur le porno féministe et des courts-métrages queer ?

Oui, des réalisatrices comme Erika Lust offrent une autre esthétique que le porno mainstream. Les corps des acteurs et actrices sont moins stéréotypés, il n’y a pas de plans gynécologiques, on voit tous types de couples dans un même film.

D’autres événements marquants ?

Un atelier bande dessinée avec l’auteure Julie Maroh, qui a reçu le Prix du Public à Angoulême en 2011 pour Le Bleu est une couleur chaude. Et un atelier drag king avec Louis-e de Ville. Il ne s’agit pas simplement de « se déguiser » en homme, mais aussi de jouer à adopter un comportement social masculin.

Et ça finit par une fête ?

Oui, à la fin, on se retrouve dans une ambiance festive au Tango, rue au Maire. Madame Hervé a été très amicale avec nous depuis le début, c’est quelqu’un d’engagé, ça nous plait. Le Tango est un des rares endroits mixtes du milieu. Il y aura des calendriers à gagner, ainsi que des sextoys et des pisse-debout.

Propos recueillis par Fabien Carlat.

Image: Poster de Queer Nation Houston (Wikimedia).

Plus d’infos sur la page Facebook de la Queer Week.

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